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Découvrez les secrets de fabrication du monoï

Posté le: 15/04/2019 | Catégories: Tout sur le Monoï



Découvrez les secrets de fabrication du monoï

Saviez-vous que monoï signifiait « huile parfumée » en polynésien ? Il s’agit d’un pur produit tahitien, qui demande un savoir-faire très précis et ancestral pour arriver à obtenir une huile idéalement parfumée. Voici les secrets de fabrication du monoï.

Une fabrication traditionnelle, dans le respect des anciens

L’huile de monoï existe depuis au moins 2 000 ans. Déjà, à cette époque, les femmes s’appliquaient à fabriquer cette huile précieuse pour masser les nourrissons, hydrater et protéger leur peau, mais aussi leurs cheveux. Depuis toutes ces années, même si les procédés de fabrication ont pu changer, la recette et le savoir-faire sont restés identiques.

La recette originelle est très simple, mais requiert une grande connaissance des produits de base, une grande patience, et un œil averti. En effet, les mamas tahitiennes, préparaient elles-mêmes cette concoction bénéfique. Juste avant l’aube, elles allaient ramasser les noix de coco germées sur sols coralliens (Cocos Nucifera) et des fleurs de tiaré en bouton du buisson (Gardenia taitensis). En rentrant au petit matin, elles se mettaient à la tâche. Elles râpaient alors les noix de coco pour en extraire la chair. En la pressant, elles obtenaient de l’huile. C’est dans cette huile que macéraient les boutons de fleurs de tiaré durant quelques jours. Seules les mamas pouvaient savoir lorsque la décoction était prête. Elles malaxaient quotidiennement le mélange pour que les parfums se mélangent parfaitement. Une fois que l’huile était prête, le monoï pouvait alors porter son nom et trouver son utilité auprès de la famille.

Il fût un temps où les fleurs de tiaré étaient réservées aux nobles et au roi. De ce fait, les mamas fabriquaient leur monoï avec des fleurs de vanille, de frangipanier ou même d’Ylang-Ylang pour remplacer la fleur des rois.

Les nouveaux procédés de fabrication du monoï

Il faut bien avouer qu’avec l’exportation de l’huile de monoï dans le monde, la demande s’est accentuée. La production ne pouvait donc plus être réalisée de façon artisanale. Et c’est dans l’automatisation de certaines étapes que des solutions ont pu être trouvées. Toutefois, la fabrication en elle-même n’a que très peu été modifiée, restant fidèle aux recettes des mamas tahitiennes.

Toutefois, pour des raisons de conservation durant les exportations, etc., l’huile de coco a dû être remplacée par l’huile de coprah. Il s’agit d’une huile obtenue depuis l’amande des noix de coco bien mures. Celle-ci est donc raffinée pour la désodoriser et lui permettre d’être conservée plus facilement. Elle perd donc de nombreux nutriments, un peu de son odeur originelle et reste moins bénéfique pour la peau que l’huile de coco vierge. C’est en soi, la seule différence imposée par l’industrialisation de la fameuse huile de monoï.

Les noix de coco utilisées pour la fabrication de l’huile de monoï doivent être fendues dans les 48 heures au plus tard après récolte. Cette opération permet de recueillir la fameuse amande (coprah) contenue dans la noix de coco. Celles-ci doivent être exposées au soleil durant 7 jours pour bien sécher.

Une fois qu’elles ne contiennent plus que 10% d’humidité, elles sont envoyées dans les huileries, où elles seront broyées en farine, avant d’être chauffées à 120°. C’est à ce moment-là que l’on recueille l’huile de coprah, dite de première pression. Mais, afin qu’elle puisse être stockée sans rancir, l’huile est alors raffinée. Pour cela, il faut y ajouter des antioxydants. Vient ensuite la macération des fleurs (10 par litre minimum), durant 10 jours. À l’issu de cette étape, une dernière filtration est nécessaire pour obtenir le fameux monoï. Il sera alors également disposé à recevoir d’autres fragrances locales au besoin.

L’huile de monoï se décline suivant les envies

D’ordinaire, l’huile de monoï véritable est réalisée avec les fleurs de tiaré. Mais elle peut aussi être parfumée ou neutre. En effet, l’on retrouve aujourd’hui sur le marché, des huiles de monoï appellation d’origine aux parfums différents.

Les nez diffèrent d’un pays à un autre. C’est pour cela qu’afin de plaire au plus grand nombre, les Tahitiens ont varié les parfums de leur monoï. Il ne s’agit pas là pour autant de dénaturer la recette originelle, bien au contraire. Certaines mamas utilisaient aussi cette astuce lorsque les fleurs de tiaré étaient interdites ou qu’elles se faisaient plus rares. En ce sens, cela permet de diversifier les odeurs pour également varier les plaisirs.

En d’autres termes, la recette reste toujours naturelle. Il est possible de trouver du monoï appellation d’origine au coco, à la vanille, à la fleur de frangipanier, ylang-ylang, etc.

Vous souhaitez fabriquer votre propre monoï ? C’est possible !

Où que vous soyez dans le monde, il est possible que vous puissiez fabriquer votre huile de monoï. Toutefois, elle ne sera jamais identique à la véritable, car elle requiert des produits frais. Mais, tout le plaisir reste dans la confection de produits maison… Voici comment procéder.

Mieux vaut tenter l’expérience l’été, moment où l’huile de coco est liquide. Si vous ne vivez pas dans un endroit où les noix de coco se trouvent facilement, vous pouvez directement utiliser de l’huile de coco vierge. Ensuite, il va falloir acquérir des fleurs de tiaré en bouton pour les faire macérer. Au bout d’une dizaine de jours, vous pourrez alors vous enduire de monoï maison !

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